Philosophie et spiritualité


Retour à la page d'accueil

TPE  Le journal intime

Rédigé par Mlles Bacabara Fanny, Miranda Bouillaguet Sandie
et Blaevoet Anne-Sophie


 33


Conclusion


Nous nous sommes demandées si l’écriture intime est un travail d’éclaircissement de soi ou une forme de complaisance narcissique.



Dans un premier temps, nous nous sommes basées sur le regroupement de Jean Jacques Rousseau et Lolita Pille qui nous a amené à penser que leurs œuvres ont été écrites pour satisfaire leurs complaisances narcissiques respectives. En effet, tout au long de leurs romans, ils tiennent des propos égocentriques, même si tous deux font par moment de l’éclaircissement d’eux-mêmes.

Puis, nous avons rassemblé les témoignages D’Anne Franck et d’une anonyme pour finalement se rendre compte qu’à travers l’écriture intime, ils se sont découverts un peu plus en approfondissant leurs connaissances d’eux-mêmes, alors que la complaisance narcissique reste quasiment inexistante. Ainsi, dans leurs œuvres, ces jeunes filles nous font découvrir leurs univers tout en utilisant un vocabulaire à la fois simple et pertinent.

Pour approfondir notre recherche, nous nous sommes intéressées à une forme d’écriture intime contemporaine, sur Internet : les diaristes. Pour ces internautes, l’écriture intime autant d’éclaircissement de soi que de complaisance narcissique.



Mais peut-on répondre réellement à cette question étant donné la diversité de notre monde ?





34



Annexes




Liste de déportation comprenant les noms de toute la famille Frank :
- Margot, sa soeur
- Otto, son père
- Edith, sa mère
- Anne, sous son véritable prénom : Anneliese, avec sa date de naissance : 12.6.29, et "ohne" qui signifie "sans profession".

C'est la septième page de la liste des 1019 déportés partie de Westerbork vers Auschwitz, le 3 septembre 1944.



Le 4 août 1944, la cachette est découverte par les Allemands, suite à une dénonciation.
Selon certains auteurs, le dénonciateur serait un petit délinquant antisémite nommé Tonny Ahlers qui connaissait le père, Otto Frank et la cache qu'il aurait divulguée à Maarten Kuiper, un policier collaborateur (exécuté à la Libération) avec lequel il était en Euros.
Tonny Ahlers est mort en 2000, sans avoir été inquiété. Ses enfants semblent convaincus de la culpabilité de leur père.
Anne est arrêtée avec toute sa famille le vendredi 4 août 1944 et conduite au camp de transit de Westerbork relation. Les dénonciateurs auraient touché leurs 40 couronnes par Juif arrêté soit à peu près 250



Le faux placard donnant sur la cachette


C'est au 2ème étage que l'on pouvait accéder à la cachette, par un placard qui pouvait

servir de porte.
La cachette se trouvait sur deux étages, reliés par un escalier.


La chambre d'Anne Frank dans l'Annexe.

-
Au mur des portraits de stars

Les quatre personnes qui aidèrent les Frank à se cacher dans le grenier d'un immeuble.



Vocabulaire

*Récit de vie : expression générique, une personne raconte sa vie ou un fragment de sa vie à un ou plusieurs interlocuteurs. Ce récit de vie peut avoir une vocation littéraire, ou relever d’une pratique thérapeutique en psychologie, ou encore de pratiques d’enquête en sociologie. Le terme est donc employé dans l’ensemble du champ des sciences humaines.

*Biographie, n. f. (1721, de bio, vie et graphie, écriture).

Écrit qui a pour objet l'histoire d'une vie particulière. Cette relation de la vie d’une personne, est le plus souvent celle de personnages célèbres, ou considérés comme exceptionnels. On distinguera la biographie de l’autobiographie, lorsque l’auteur écrit sa propre biographie.



*Mémoires, n.m. (1552) Plur. Relation chronologique écrite qu'une personne fait des événements auxquels elle a participé ou dont elle a été témoin. Les mémoires sont écrits à des fins de généalogie familiale (mémoires privés d’une famille aristocratique). Ils sont presque toujours le fait de ceux (Retz, La Rochefoucauld, Saint-Simon) qui ont pris une part active à l’histoire publique. Le mémorialiste n’a pas à justifier la vérité de sa parole. Il fonctionne dans les codes et dans les interstices d’un discours historique qu’il fabrique et rectifie. S’il écrit, c’est parce qu’il s’est installé dans cet écart imaginaire qu’il a d’abord subi dans les faits : son écriture vaut réhabilitation et oscille toujours entre l’élégiaque (l’examen ou la plainte de soi) et l’épique (la fabrication de la légende personnelle d’un acteur de l’Histoire, d’une histoire parfois secrète enfin mise à jour). L’exemple le plus emblématique du genre, ce sont les Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand (1848). " Les Mémoires ne sont jamais qu'à demi sincères " (A. Gide).

*Confessions, n. f. (XVIIe) C’est à Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) que l’on attribue le plus souvent l’apparition d’un nouveau genre autobiographique, les " confessions ". Rousseau emprunte à Saint Augustin (354-430), le titre d’une œuvre écrite vers 400, l’œuvre du saint racontait l'histoire d'une conversion.

Le sens littéraire de ce mot est donc marqué par un empreinte religieuse : le premier sens du mot confession est, dans la religion catholique, l'aveu qu'un fidèle fait de ses péchés devant un prêtre. Aveu sincère et humble, la confession, ou sacrement de pénitence, s'achève par l’absolution des péchés, par l’effacement d'une faute par le pardon, par la rémission des péchés. Par extension, le mot désigne le fait de reconnaître une action blâmable en la racontant, et plus généralement encore le fait de se confier. Le modèle de Jean-Jacques Rousseau, ces " confessions " littéraires, ce titre d'ouvrages où l'auteur expose avec franchise les fautes, les erreurs de sa vie. Est considéré comme fondateur de l’autobiographie moderne, et a eu également des influences romanesques considérables, dont l’une des dernières est l’ouvrage de William Boyd « les Nouvelles Confessions » paru en 1987…

*Journal, n.m., (1319) À distinguer des récits rétrospectifs, l’écriture du journal est donnée comme contemporaine des moments vécus et des choses vues. Il s’agit de la relation écrite qu’une personne fait quotidiennement de ses pensées, de ses actes, des événements dont elle a été le témoin, etc. Le mot désigne aussi l’écrit portant cette relation. Tenir un journal, écrire son journal est une activité qui " divise la durée et l’action en une suite d’instants immédiats dont l’unité maximale est la journée " nous précise l’historienne Madeleine Foisil. Il peut s’agir d’un journal intime, exclusivement privé, ou d’un Journal littéraire (Les frères Goncourt, André Gide). Celui qui tient ce journal quotidien peut être appelé diariste.



9 septembre 2001 : Article sur les diaristes


Bienvenue| Cours de philosophie| Suivi des classes| Textes philosophiques| Liens sur la philosophie| Nos travaux| Informations
 philosophie.spiritualite@gmail.com