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TPE  Le journal intime

Rédigé par Mlles Bacabara Fanny, Miranda Bouillaguet Sandie
et Blaevoet Anne-Sophie


 
Son troisième aveu est celui de l’abandon du Maître qui est aussi entouré de circonstances atténuantes, elles diminuent l’horreur du forfait. Il s’enfuit lâchement, laissant son ami en proie à une crise violente et douloureuse. Néanmoins, la scène a lieu dans ‘ une petite rue”, “non loin de notre auberge”. Il fait quand même tout le nécessaire pour la sécurité de son ami. “Je fis des cris, appelai au secours, nommai son auberge et suppliai qu’on l’y fit porter”.

Dans son troisième aveu, plusieurs faits concourent à créer un effet de rapidité. Sur le plan de la narration, l’ellipse temporelle qui passe sous silence la première journée à Lyon (“deux jours après notre arrivée à Lyon”) permet d’aller à l’essentiel afin de se débarrasser plus vite de l’aveu gênant. L’intrusion du narrateur à la fin de ce premier paragraphe (“grâce au ciel, j’ai fini”) témoigne d’une délivrance.


L’écriture de soi relève d’un contrat. L’auteur s’engage à dévoiler son être, mais ce dévoilement a dû s’avérer difficile et douloureux “je voudrais pouvoir rendre en quelque façon mon âme transparente aux yeux du lecteur, et pour cela je cherche à la lui montrer sous tous les point de vue, à l’éclairer par tous les jours, à faire en sorte qu’il ne s’y passe pas un moment qu’il n’aperçoive, afin qu’il puisse juger par lui-même du principe qui les produit”. Cette conclusion du livre IV utilise l’image de la transparence pour traduire cette sincérité idéale qui fait coïncider être et paraître.

Et si le travail de reconstitution des faits est rendu difficile par ces incertitudes, les détails imaginés pour combler les vides ne nuisent pas à la vérité de l’ensemble: “j’ai donc pu faire des erreurs quelquefois [...] mais en ce qui importe vraiment au sujet, je suis assuré d’être exact et fidèle [...] ou encore [...] j’ai pu supposer vrai ce que je savais avoir pu l’être, jamais ce que je savais être faux”.(III)


Rousseau se rend bien compte qu’il a connu de nombreuses aventures puisqu’il en parle en disant “voici encore une autre folie romanesque” (106), il fait un retour sur lui-même et dévoile son coeur “ j’aurai mille fois sacrifié mon bonheur à celui de la personne que j’aimais [...] cela m’a apporté tant de soins tant de secrets [...} Mon peu de succès près des femmes est toujours venu de les trop aimer”.

Il s’observe et fait un compte rendu de ce qu’il a ressenti précédemment”j’étais inquiet, distrait, rêveur; je pleurais, je soupirais, je désirais un bonheur dont je

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