Existence et Univers, tout pourrait être lumière

 

Sans la connaissance la sagesse est un venin, sans la sagesse la connaissance est un poison. [pjh]

 

clip_image002À engendrer de médiatiques « particules de Dieu », à façonner force trous noirs, à traquer de ténébreuses et manquantes matières, les mystères scientifiques ont retrouvé du scientisme mystique l’obreptice piste coutumière. La méthode expérimentale qui gouvernait la physique traditionnelle s’est développée de façon déraisonnée, se nourrissant de spéculations défiant le sens commun dans ses principes premiers de vide, d’isotropie, de causalité et de temps. En une succession de tautologies, elles sont à l’esprit ce que les évidences sont aux sens, nous avons développé une cosmogonie canonique embrassant l’Univers, retrouvant et surpassant au plan épistémologique, par le seul raisonnement, toutes les lois empiriques. Chemin faisant, il s’est avéré que la notion capitale de temps ne pouvait en aucun cas souffrir la manipulation. Alors que les brillantes constructions intellectuelles de Poincaré présidant à la Relativité ont nécessité l’agrément de Dieu avant de pouvoir être étendues au cosmos dans l’interprétation d’Einstein, les lois de fonctionnement de l’Univers que nous avons établies ne requièrent que le bon sens du bucheron et quelque arithmétique d’épicier. Elles sont accessibles à tout un chacun, partout et toujours. Une seule particule nous aura été nécessaire, que nous avons identifiée à l’élément de gravitation-lumière, et toute existence se résumera à d’incessantes recombinaisons de cette entité en des formes variant au gré des conditions ambiantes. L’humanité elle-même ne représente dans ce développement qu’une quelconque variété, une étape dans un processus naturel accéléré de la mécanique céleste. Auprès d’un sol, d’une Terre, la révélation d’une telle création est à imputer à la seule attraction, formidablement canalisée en direction et formidablement accélérée en valeur. Incommensurablement plus puissante que celle régnant au sein de l’Univers, cette force d’essence unique exprime ses dramatiques spécificités dans la différentiation extrême de ses attributs mécaniques. Reste alors, nous remémorant la meilleure part de Comte, à raisonner le concept d’âme, le souffle, l’être animé, l’anima des Latins. Si, après avoir éliminé du hasard toute prétendue ingérence, nous avons pu à partir de tautologies expliquer la création d’entités aminées et animées, nous devrons sur le même pied traiter vie et science, âme et conscience, celles-là illustrant la notion de conservation sur quelque trajectoire circonstancielle, celles-ci témoignant d’autant pour la théorie flasque des mouvements sensibles ou observables dans un arbitraire espace de vie accessible à l’homme, à un caillou ou à une fourmi. L’entrelacs des deux visions en lâche dépendance requiert et impose le principe de l’intangibilité du temps avec pour seule contrainte pour l’Univers d’être infini et d’un seul tenant. La métronomie procédera de l’élément de lumière, l’objet et la chose animée témoigneront des couplage et évolution d’un agrégat, la conscience excipera du maillage dynamique inhérent à tels agrégats. Ce sont précisément les enseignements découlant des lois du Berger et du Poissonnier établies in limine en une supra-mathématique synopsis cosmologique. Il n’y a pas de genèse : n’est, ne vient ici que celui qui y a déjà été. Mais, au-delà de l’Océan de la Tradition, pour ce qui serait de la fondamentale Genèse, celle de la lumière, nous donnons notre langue aux saints Pères.

Pierre & Joëlle Hemmerlé

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