Cosmogonie post Einstein

Pierre et Joëlle Hemmerlé

email astrophysichien@hotmail.fr ?

Le Monde – Vous proposez une cosmogonie intégralement inédite reposant avant tout sur la seule réflexion ?

Pierre et Joëlle – Oui. La seule façon épistémologiquement correcte d’accéder aux lois canoniques de l’Univers est d’y parvenir par la voie de l’esprit, de verrouiller le raisonnement par une seule indiscutable observation et de garder en mémoire qu’une seule infraction constatée dans le cosmos, ici ou là, hier ou demain, rendrait la théorie caduque. La rationalité de l’Univers et celle de toute manifestation de vie sont de fait des propositions équivalentes.

 

Le Monde N’a-t-il pas a été raisonné ainsi depuis toujours ?

Pierre et Joëlle – Non. Dans un environnement social et intellectuel où l’usage, la foi et l’autorité suffisaient pour décider, MAGISTER DIXIT, que des résultats répétables étaient le fruit de lois universelles, il aura suffi qu’une pomme tombât d’un arbre, ici ou aux antipodes, pour étendre sans vergogne sa loi de chute à l’Univers. Le raisonnement est faux et il est indélicat, Einstein et d’autres l’ont fait, d’en appeler à la magnanimité de Dieu pour se justifier. Ou alors faudrait-il poster un saint Thomas en tous les points, espace et temps, d’Univers ?!

 

Le Monde Vous n’avez pas une seule fois mentionné Dieu dans vos réflexions ?

Pierre et Joëlle – Dieu merci, nous ne recherchons pas le succès médiatique : notre réflexion se veut d’une rationalité irrécusable, opposable à l’Univers entier, à toutes les époques. Nous avons la sagesse toutefois de poser en postulat que l’on ne connaîtra jamais les tenants et les aboutissants ultimes de l’Univers. Mais nous relevons aussi que la démarche scientifique permet bien souvent de faire litière de quelques incongrues coquecigrues pour les remplacer incontinent par de modernes balivernes…

 

Le Monde Les sciences objectives sont pourtant basées sur des mathématiques indiscutables !

Pierre et Joëlle – Lorsque le physicien Lorentz a sollicité du mathématicien Henri Poincaré ( Neufchâteau ) la conception d’un d’espace-temps où les équations d’électromagnétisme de Maxwell seraient respectées, Poincaré a façonné une théorie d’une époustouflante beauté et strictement inattaquable au plan mathématique. Que le temps acquît une personnalité propre (mathématique oblige), qu’il devînt un acteur majeur dans un soi-disant espace à quatre dimensions, voici qui n’était ni de son ressort ni de sa responsabilité. Puis, de Lorentz à Einstein, la psychodramatisation de l’espace s’est déchaînée dans une atmosphère de mystères initiatiques, avec force trous noirs ou matière manquante, le nombre de dimensions d’espace a grimpé au ciel de façon exponentielle et, afin de donner corps à la matière, des chercheurs impatients ont à chaque lever de soleil cédé au rituel solennel de créer des champs virtuels d’ondes artificielles…

 

Le Monde La théorie d’Einstein est-elle fondée ou non ?

Pierre et Joëlle – À l’évidence, non. L’espace n’est ni isotrope, ni lisse, ni vide au sens où les mathématiques l’exigent, la notion de force est première et ne souffre pas la manipulation, les lois statis­tiques ne marchent pas au canon, et, pour ce qui est du temps, l’horloge de grand-maman, comtoise dans le salon ou atomique dans un avion à réaction, restera à jamais l’irréfragable entité causale dans l’Univers, reliant la poussière à la terre, colligeant lumière et matière. Chemin faisant, sur la base seule de logistique tautologique, une fois le temps remis à sa place, nous avons établi les lois canoniques de la gravitation, reconnu obligatoire l’existence d’une particule élémentaire universelle, identifié les champs de lumière à ceux de la gravitation et bâti un modèle flaccide d’un Univers connexe et où tout pourrait être lumière.