Leçon 293.    Un renouveau spirituel pour les sciences de la Nature      

    Nous aurions pu oser le titre : "science et spiritualité", mais mieux valait réduire le champ d’investigation de cette leçon. Par sciences de la Nature nous entendons les sciences physiques, appelées sciences rigoureuses ou encore  sciences dures : respectivement la physique, la chimie, la biologie, l’astronomie avec leurs subdivisions internes. Dans le tableau de la connaissance dressé par Ken Wilber, elles occupent le quadrant SD, supérieur droit, concerné par l’extérieur individuel centré sur l’objectivité et la forme. Enfin, précisons que nous n’employons nulle part le terme spirituel comme un synonyme de religieux. Le spirituel est l’essence de l’Esprit, en non la dogmatique d’une religion.

    Les dénominations sont éloquentes et reflètent une dualité. Il faut en révéler l’implicite : Dire que les sciences physiques sont rigoureuses implique que d’autres … ne le sont pas. La notion de rigueur étant associé au concept d’objectivité forte, son absence équivaut à une objectivité faible. Très faible même. Dire que les sciences physiques sont dures implique qu’a côté… il y en a d’autres qui sont molles. Dixit les sciences humaines. Bref, d’un côté des « explications » solides armées de diagrammes et de l’autre des « interprétations » plus ou moins pertinentes (dixit sciences humaines). Mais cet implicite ne contient que des préjugés, et des croyances fondées sur un paradigme qui n’a même plus lieu d’être car il est complètement obsolète. L’objectivité forte est, au mieux une idée régulatrice ou un idéal, au pire un mythe inventé à la Modernité, un mythe qui a vécu et qui est voué à disparaître, remplacé par une idée moins matérialiste et plus élevée de la science.

    Nous savons désormais que le processus de l’expansion du savoir inclut trois termes : le sujet connaissant (knower) qui est la conscience, l’objet connu (known), le lien entre le sujet et l’objet (knowledge) à travers les moyens de connaissance. La grande naïveté des Modernes a été de croire qu’il était possible de fonder une science sur l’objet en laissant complètement de côté le sujet et son extension dans les moyens de connaissances. Nous savons que l’objectivité sans sujet est une illusion. Tout ce que nous pouvons connaître est connu dans la conscience et par la conscience. Mais, étrangement, l'illusion de l'objectivité forte continue d’être propagée, autant dans l’enseignement que dans la recherche. Ne serait-il pas de beaucoup plus profitable d’inclure d’emblée la conscience et de s’appuyer sur elle pour faire progresser la connaissance ? La science peut-elle trouver son renouvellement dans la compréhension de la dimension spirituelle de la vie ?  

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     © Philosophie et spiritualité, 2019, Serge Carfantan,
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