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La transformation de la conscience

Sam. B.

   Qu’est ce cette conscience supérieure? Aucune conclusion à ce sujet, simplement la longue problématique suivante : soit elle est comme la conscience animale une sorte de mécanisme intrinsèque à la matière organique, soit elle est phénomène indépendant ; ainsi elle est soit outil mettant « je ne sais quoi » à notre portée soit une sorte de produit d’interférences entre mécanismes physiologiques ou que sais-je encore.

Philippe D.

   Dans ce forum, nous n'introduisons pas de référence d'autorité, de théories, pour nous attacher à l'expérience consciente. Tout ce que je connais n'est connu que par la conscience. Tout le reste n'est que oui-dire et abstractions. Donc, ce qui est important dans votre intervention, c'est ce qu'est la conscience vitale  en moi ? Qu'est-ce que le mécanisme dans ma propre pensée ? Y-a-t-il des expériences qui attestent qu'une conscience mentale semble bel et bien exister en dehors de ma conscience vitale (attelée au corps-propre) dans l'expérience de l'état de veille. La Conscience pure vient-elle se réverbérer dans mon système nerveux pour donner lieu à mon expérience de vigilance? Je n'écarte rien. Nous souhaitons seulement éviter la spéculation en l'air, sans lien avec l'expérience.

Eric H.

  Comment peut-il y avoir auto-référence à soi-même, lorsqu'on n'est plus identifié a une  personne?
Comment la conscience indifférenciée peut elle se différencier d'elle même?
Comment goûter le vivant paradoxe d'être tout et rien en même temps?
Expliciter l'implicite n'est-ce pas comme vouloir se mordre les dents?
Il n'y a aucune obligation à devoir répondre ou ignorer ces questions.

Serge C.

   Le terme auto-référence peut s'entendre en un sens relatif et en un sens absolu. Au sens relatif, l'auto-référence veut dire référence à ma petite personne, donc quelqu'un, moi, avec mon histoire, mes parti-pris, mes croyances, mes référence de culture etc. C'est exactement ce qui se passe quand je juge de manière égocentrique : je ramène tout à moi et de ce fait mes jugements sont entachés de subjectivité personnelle, de comparaison larvée avec d'autres. C'est "selon moi ...". Au sens absolu, l'auto-référence veut dire ce qui procède avec une nécessité intérieure de mon Soi le plus profond, sans comparaison, sans parti pris, sans appui sur une autre autorité. Cela peut ne pas sembler très rationnel, mais il y a une spontanéité, une justesse qui trouve son chemin. Pour l'ego, l'auto-référence vraie est en fait ressentie comme le domaine du non-référent. Marcher dans l'inconnu, mais avec un pas assuré et juste.

   Je ne suis pas sûr que la seconde question corresponde à une expérience vécue. Ce qui est beaucoup plus clair, c'est pratiquement l'inverse : chacun de nous a une nette conscience de sa différence, de sa conscience individuelle égotique et n'envisage pas du tout que celle-ci puisse jaillir d'un Fond indifférencié. Par contre, cela se précise quand on compare l'état de sommeil profond (indifférencié) et l'état de veille (différencié). S'éveille dans la vigilance au matin, c'est sortir d'un état indifférencié pour plonger dans la différence et dans une différence que l'on croit tout de suite réelle.

   La troisième question est superbe. Elle est la réponse au question précédentes, sauf que le "comment" n'a pas de sens. Exister, dans le vif, sur le vif de la lucidité, c'est exactement cela. La Présence, c'est ce paradoxe vivant : sentiment d'être uni à toutes choses et de n'être rien de quantifiable, d'indentifiable.

   Enfin, la quatrième question pointe aussi sur un paradoxe, mais qui n'est en fait qu'apparent. Il faudrait exactement cerner ce que représente l'implicite. L'implicite est présent en chacune des expressions de la pensée sous forme d'acte, de parole ou de comportement, comme si tout ce qui émergeait de moi était porté par un fond implicite que j'ignore la plupart du temps, de sorte que prendre conscience de soi, c'est remonter le cours de la pensée depuis son état exprimé le plus grossier vers ses états plus subtils, naissants : ce qui est habituellement considéré comme inconscient. Il est tout à fait possible de prendre conscience de l'implicite. Je dis une parole désagréable à quelqu'un. Je me rends compte que cette pensée est venue de l'intérieur, d'une rancune sourde que je porte par-devers moi. De l'implicite qui se dévoile. Où est donc le fait de "se mordre les dents"?

   Ce qui m'interroge en fait ici, c'est la provenance (implicite!!) des questions posées par Eric: s'agit-il de s'amuser avec des paradoxes du mental ou de se poser de vraies questions? A partir de quelle expérience les questions émergent-elles? Quelle est le lien avec ma vie de tous les jours?

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