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La transformation de la conscience

Eric R.

        Que diriez-vous de la pudeur dans son aspect philosophique rapporté à la notion de respect de l'autre ? Peut-il y avoir un rapport entre humilité et pudeur don de soi comme voie d'accès au bonheur intérieur ? Humilité par opposition à la fatuité agressive et violente, réductrice de l'autre, superficielle, qui écarte de la réflexion profonde sur la vie et la mort.

Philippe D.

      Il n'y a pas d'aspect philosophique, par rapport à je ne sais quels autres "aspects", il y a l'essence de la pudeur. C'est tout. La pudeur est une retenue qui s'abstient de tout étalage de soi, une réserve qui contient  l'humilité un sens du sacré que l'on préserve de toute violation. L'impudeur, c'est la violation du sacré, l'étalage de soi jusqu'à la nausée, l'absence de réserve,de délicatesse, de sens du secret de l'intériorité. Il y a dans la pudeur une sensibilité qui ne veut pas blesser. Il y a dans l'impudeur une brutalité qui ne prend pas de gants, mais choisi l'irruption, l'éclat. L'impudique n'a pas le sens du respect de la subjectivité. Je ne suis pas sûr qu'il faille nécessairement introduire 'l'autre" comme condition. Il y a de la pudeur à ne pas vouloir blesser, mais c'est surtout au fond une retenue sensible devant la Vie, devant cela qui est fondamentalement vulnérable, devant ce qui peut souffrir.  la relation avec le bonheur est moins évidente. La relation avec l'amour, avec une délicatesse du coeur l'est davantage.

Johnny M       (cf p.18)

     Je ne crois pas que la base expérimentale soit seulement celle à laquelle vous faites référence Mr. Philippe. Vous avez l’air de confondre « clair » avec « concret ». Je peux vous dire que pour pas mal de consciences, ce que vous appelez abstrait à une connotation concrète. Vous avez dit : que pour transformer la conscience il est indispensable de savoir ce qu’est la conscience. Il n’y a rien de plus faux que cette affirmation là ! Désolé mais c’est comme demander à un enfant de savoir ce qu’est un adulte avant de le devenir ! Voyez vous, il y a des réalités auxquelles on ne peut que suivre et pas retenir !

    Oui, vous m’avez posé pas mal des questions... C’est quoi les réalités ? Les différentes réalités correspondent aux différents points bases (perspective de conscience et pas uniquement d’individu) qui établi l’ordre de priorités et par conséquent les besoins qui en découlent. Ce qui revient à dire qu’il n’y a pas un ordre de besoins fixe, mais cependant…oui, il y a tout de même des principes essentiels. C’est quoi réalité expansive ? Cela correspond à un changement d’état de conscience qui Lui découle de l’intégration et manifestations des principes essentiels suivant le cheminement particulier. C’est quoi réalité inclusive ? Cela se rapporte au fait que les réalités ne sont pas additives ou additionnelles, mais bien plus qu’une réalité plus large inclus déjà les éléments de sa précédente mais disposées de différente manière ou mode.

    Encore une fois la clé de la compréhension ne vient pas de termes (paroles) mais de l’intégration de l’essence à travers ces termes, soit : ce à quoi il se rapporte (en tant que moyen, et pas finalité). Ce qui veut dire qu’il y aura toujours pas mal de ponts se rapportant à un même principe, étant le principe de nature immuable et les moyens de nature éphémère. Votre certitude sur le fait qu’il faut comprendre ce qu’est la conscience avant de la transformer marque bien votre vision « prévoyante » ou « prévue » de la conscience, qui dès lors est enfermée. A titre de rappel : Pour comprendre le mental il faut s’en écarter, le dépasser, de même, pour comprendre la conscience (particulière) il faut s’en écarter, si vous voulez, utiliser une autre capacité. La question que vous posez, et à laquelle j’ai répondu dès votre point base (établi) se présente à mes yeux différemment.
Comment cesse-t-on de transformer la conscience ? En quoi cela diffère de votre version ?

    Premier point : Cela implique déjà le mouvement naturel et essentiel que chaque être effectue, et non pas un mouvement a effectuer.

    Deuxième point : Cela met en évidence plus les limites que nous acceptons a un certain moment que non celles qui serait vraiment « nôtres ».

    Troisième point : Cela marque clairement une base subtile qui se densifie que non pas une base dense qui se subtilise, processus complètement inversé.

    En définitive la question ferait plus attention au fait de savoir ce que nous avons a défaire de ce qui a été fait que non pas à faire ce qui devrait l’être. Un changement de perspective qui paraît anodin peut-être mais dont les implications donnent un résultat autre. Par rapport à votre vision j’ai à vous dire : ce n’est pas parce que pour vous certaines pensées ou éléments de celle-ci est/sont floues que cela en est ainsi. Il se peut que vos limites ne soient pas celles d’autrui, et par conséquent que la perception que vous en faites ne soit pas partagée.
Pour finir, la question (transformée) qui découle de la discussion sur le sujet que vous avez lancé est :
Qu’est-ce qui nous fait croire que notre conscience a arrêté de se transformer ?
 

Philippe D.

      Par compréhension de la conscience, je n'entends pas du tout une sorte de maturation psychologique, voire historique. Le flux du temps est là, il suit son cours. La question n'est pas là, elle porte sur la structure du mental. Que vous ayez 10 ans ou 90, la structure du mental reste la même, la manière dont se structure l'idiosyncrasie de l'ego reste identique. Quand nous parlons de compréhension de la conscience, nous avons en vu la manière très caractéristique de la pensée de structurer sa réalité. Mais attention, en disant cela, nous avons parfaitement conscience qu'il est possible de se situer en deçà du mental et de ses constructions. Nous l'assumons. Je ne suis pas le mental. Je suis témoin de son activité. "pour comprendre la conscience il faut s'en écarter" passe donc. Par contre "utiliser une autre capacité" est très obscur. Cela veut dire quoi ?

      Pour le reste, j'insiste : je voudrais savoir ce qu'il y a derrière vos concepts, à quelle intuition ils renvoient, c'est-à-dire à quelle expérience. Je refuse de parler en l'air sans que les mots ne soient rattachés à la dimension du vécu. Je refuse la spéculation obscure. Je demande à ce que tous les termes soient explicités : "base dense", "point base", "base subtile", "limites", "ponts", "principes", "essence", "conscience", "expérimental" etc.

     Le mouvement naturel que chaque être effectue lui vient de sa manifestation dans le temps. Tout change, toutes choses sont en devenir. Ce qui ne veut pas dire nécessairement que tout changement soit forcément évolutif. La rigidité mentale est la règle commune, celle des ornières dans lesquelles la plupart d'entre nous s'installent, pour pérenniser le passé. Un esprit superficiel ne peut pas devenir profond, il tend à le rester. Il reste dans son ornière. Il ne peut la quitter que si il a vu en face, pathétiquement qu'il est superficiel. C'est cela la lucidité.

suite.

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