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La transformation de la conscience

Johnny M.

        Oui, j’avais compris votre vision de la conscience et c’est justement celle-ci que je corrige, car certes, elle est votre, mais elle n’est pas la seule. La conscience est l’ensemble de ce qui constitue un être, avec les couches connues (psychologie, émotionnel, physique, spirituel. etc.) mais aussi les couches non connues. Or, c’est les noms que nous avons donnés et une classification particulière et surtout provisoire à une réalité toujours dynamique, surtout du point de vue analytique (qui est celui utilisé dans ce forum). Disons, pour que vous ayez une image plus simple : il y a la Conscience (qui constitue tout) et la manifestation limitée de celle-ci qui devient la conscience particulière (attaché à l’ego-identité). Même si nous pourrions imaginer une évolution dans le temps, « graduelle », ce n’est pas pour autant la seule possibilité, car comme je vous ai dit, nous y sommes déjà. La réalité de la conscience particulière, individualisée est exclusiviste (car elle se place volontairement dans des limites d’identité partielle). Pour atteindre d’une certaine manière (à nouveau) la conscience, il suffit de cesser de maintenir les limites d’identité particulière comme base. La base étant l’état auquel vous vous identifiez le plus souvent, d’où part votre agir (à tous les niveaux).

Serge C.

         Je me permets une irruption dans votre discussion pour deux remarques. Il serait bon de lire les contributions du forum avant de pouvoir porter un jugement global sur le forum (le terme point de vue analytique est inadéquat). A cette fin, nous publions à la page 1 un fichier format RTF de l'intégralité des contributions (page 1-20 déjà). Nous invitons tous ceux qui arrivent sur le forum à l'imprimer et le parcourir. Cela permettrait d'éviter les redites et de recentrer le dialogue.

         Seconde remarque : Prétendre vouloir "corriger votre vision" est assez prétentieux quand juste après vous dites "ce n'est pas la seule". Si vous admettez qu'il y a toutes sortes d'opinions qui se valent, la vôtre ne vaut pas d'avantage qu'une autre et vous n'avez pas d'autorité pour corriger qui que ce soit. Si par contre, nous laissons tomber les opinions personnelles pour rester attentif aux choses mêmes, si la vérité est notre seule référence, alors c'est très différent, car la vérité est impersonnelle, elle ne dépend ni de mon point de vue ni du vôtre. Alors là effectivement, il y a ce qui est juste et de tel point de vue, il y a ce qui est vrai, ce qui est faux, ce qui est réel et ce qui est complètement illusoire. Là cela vaut la même d'avoir un souci d'exactitude. Le vrai n'appartient à personne.

Johnny M.

      « L’idiosyncrasie de l’ego reste la même ». Là, encore une fois, vous allez trop vite. Il ne s’agit pas que l’idiosyncrasie de l’ego demeure la même mais que le rapport à une telle identité base est toujours d’actualité, et donc le comportement qui lui est propre perdure. C'est-à-dire, que si je m’identifie à un x et x se définit par une vision qui donne lieu a un nombre défini de comportements, il ne s’agit pas que l’idiosyncrasie reste la même mais que sous cette identité praticable, j’agis toujours « pareil ». En d’autres termes, il est naturel de penser que si pour les âges physiques, certaines caractéristiques se répètent dans des personnes et lieux différents, il en va similairement pour l’âge de conscience ou âge spirituel, où ce qui les différencie n’est plus une différence d’âge mais d’amplitude de conscience ou, si vous préférez, de largeur d’identité. Or, tout comme l’âge physique est en mouvement et vous ne pouvez pas rester avec 15 ans éternellement, l’âge de conscience est dynamique aussi et l’identité base change inévitablement.

Philippe D.

       Ce qui est essentiel de repérer, de voir clairement, c'est que l'ego n'est jamais que la pensée, or le mental, si vous examinez de près son fonctionnement, a bel et bien un fonctionnement mécanique. Il tend à répliquer le passé, à répliquer le connu de manière compulsive. Vouloir distinguer une "identité praticable" et une "identité base" toutes deux individuelles est complètement illusoire. Il n'y a qu'un paquet de mémoire et son inertie naturelle qui donne cette prétendue identité qui s'appelle en réalité, la continuité de l'ego. Il n'y a en résultante qu'un ego et pas deux. C'est comme dans l'introspection s'imaginer deux moi, un "moi-juge" et un "moi-jugé". Quand au changement, cela a été assez dit, bien sûr qu'il est à l'oeuvre dans le corps, comme dans le flux de la pensée, sauf que l'expression "âge de la conscience" ne veut pas dire grand chose. Le "moi" est un terme fallacieux, car il tend déjà à faire croire dans une solidité, dans une sorte de noyaux constant, alors que ce n'est qu'un tourbillon de mémoire qui revient sans cesse sur lui-même, qui fait bien des efforts pour devenir et rester le même. Pour cela, l'ego s'appuie sur la continuité de la mémoire et il perpétue les structures du mental. D'où les habitudes, les conditionnements, la rigidité mentale.

Johnny M.

     Je comprends votre intérêt par les concepts, or, commencez par utiliser cette même intuition que vous m’accordez pour vous ouvrir l’entrée tâtonnante, (comme pour chacun), sans besoin d’extrêmes et inutiles précisions. La confusion est importante parce qu’elle nous approche de la vraie prise de conscience et son intégration au lieu de l’exactitude qui nous laisse le plus souvent dans un état léthargique de pseudo connaissance.

Philippe D.

       Non, non. A la confusion est associée un état léthargique de pseudo-connaissance, à l'exactitude la distinction et la clarté. Je ne dis pas "la connaissance", mais le seul souci d'éliminer le faux. Là où vous êtes dans le vrai, c'est qu'effectivement, il faut savoir marcher dans l'inconnu pour approcher l'essentiel. Mais ce n'est pas confusion ni léthargie.

Johnny M.

     A mon avis la vraie question que vous auriez aimé poser est la suivante :
Comment faire pour accélérer le (mon) processus de prise de conscience ?
A cette question (déjà plus sincère) il est important de voir les propres connotations du genre : pourquoi veux-je aller plus vite ? Qu’arriverait-il si je ne pouvais aller plus vite ? Que vois-je en allant à ce rythme là ? Etc. Personnellement je vous dirais que la seule chose que nous pouvons intensifier est le désir (volonté, magnétisme) de nous approcher de l’essence, de la représenter, de la manifester, mais en aucun cas la « vitesse » de cheminement. Par le désir vous attirez l’expérience, et par la sincérité vous arriverez à l’intégrer, voire vous éveiller à l’expérience partagée. Certes, nos chemins sont interdépendants (dépendances des êtres) et interactifs (réciprocité de l’influence des êtres), donc, vous pouvez partager votre ressenti, mais bien moins le transmettre.

Philippe D.

      Je suis désolé, mais là vous parlez tout seul et vous n'avez pas suivi ce qui se dit sur ce forum, sinon vous ne pourriez pas faire cette remarque. Cela ne veut rien dire "accélérer la prise de conscience", car la compréhension ne dépend pas du temps. Elle est instantanée. La lucidité ne dépend jamais du temps. On ne peut pas dire qu'avec "le temps on comprendra". C'est une erreur. On voit ou on ne voit pas. Donc tout ce qui suit dans vos remarques est erroné.

     Il y a beaucoup de justesse - et même d'exactitude - au sens où nous l'entendons ! dans la formule "Par le désir vous attirez l’expérience, et par la sincérité vous arriverez à l’intégrer".

Johnny M.

       En vous il y a une envie extrême de l’exactitude, alors, ironiquement vous savez que dans votre cas, c’est dans le floue que vous devez évoluer… Floue n’étant rien d’autre que ce qui vous échappe du contrôle … C’est ce que certains appèlent « marcher sans pour autant voir » (savoir à l’avance la destination).
 

Philippe D.

       Voilà, nous y sommes. Marcher dans l'inconnu. C'est le propre de l'intelligence en éveil. Pour le reste, voir plus haut.

Johnny M.

       Je propose comme suite à cette discussion, et puisque vous tenez au concret, plutôt que demander sur le sujet, exposer ce que personnellement la conscience particulière de chacun vit. En d’autres termes, qu’elles sont les « difficultés » que chacun éprouve dans la vie (pratique), au niveau qui soit : sentimental, matériel, spirituel, conceptuel, religieux, relationnel, culturel…etc.
       Pour débuter, je vous dirai que j’ai toujours vécu avec le sentiment d’être, non pas de personne, d’individu. Cela me faisait accepter non pas seulement qui j’étais (au-delà de la forme) mais aussi qui j’étais en train d’être ou paraître pour être plus exact (dans la forme, sous un espace-temps). Ce ressenti a fait que je regarde les gens qui m’entouraient non pas par rapport à moi, mais par rapport à eux. Dit ainsi cela paraît idiot, mais les connotations sont sans précédents : tout individu, toute personne, est un être à part entière ! La difficulté qui s’est présenté par la suite fût de savoir la place des rôles, la « juste » manière de les aborder…Une autre difficulté attachée mais plus délicate fût savoir recevoir la « sagesse » de chacun même si je sentais des limites très fortes en eux…

Philippe D.

      Enfin. De la sincérité et un tout petit peu plus de simplicité ! C'était exactement ce que nous demandions plus haut. Rien de plus. C'est cette perle que nous attendions. La conscience impersonnelle est la conscience la plus profonde, elle vient avec le sentiment d'être comme témoin  de ce qui advient, témoin veut dire sans parti-pris, sans prise de position particulière. Cela se manifeste par une sorte d'intégration spontanée de la différence.

      Par contre, ces acrobaties pour se mettre à la place d'autrui semblent assez curieuses. Quand je suis sur un rond-point en voiture, je ne me demande pas ce que l'autre doit faire, je ne cherche pas à savoir ce que je ferais à sa place pour déterminer qui a la priorité. Je suis ici, ici et maintenant et cela détermine ce que je dois faire. Pas de calcul, par de réflexion sur les rôles, une réponse juste à la situation d'expérience et c'est tout. Que je comprenne mieux autrui à partir d'une conscience plus impersonnelle est très différent. Il me semble que pour comprendre les autres, il faut laisser tomber tous les rôles et toutes les images que l'on se fait de l'autre. Se laisser toucher, se laisser envahir par la présence et c'est comme une fleur qui s'ouvre, un univers à part entière.

Johnny M.

      Voilà, pour débuter…Un petit secret, ce n’est que dans la sincérité (transparence) que la conscience peut se transformer (intégrer plus naturellement l’essence). A vous de suivre, si vous le souhaitez, ce mouvement (proposition).

Philippe D.

     Le conseil a déjà été donné plus haut dans le forum, c'est ce que nous disons depuis le début. La sincérité est une clé. La première. Une autre clé, tout aussi importante est la simplicité.

suite.

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