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La transformation de la conscience

Oliver R.

    "La nature consciente de l'être humain est jouissance, joie, plénitude, abondance, amour... Le summum de la manipulation consiste à enfermer celle-ci, par des pratiques éducatives et des fantasmes de consommation, dans la croyance que la vie est souffrance, insatisfaction, renoncement, lutte, maîtrise de soi et dans l’idée que le but honorable de l'homme serait d'humaniser cette misère humain". Syvie Vermeulen.

    L'expérience de la méditation révèle simplement ce fait, que lorsque qu'on évacue de la conscience la pièce de théatre permanent que joue notre mental en enchaînant des pensées incessantes, sur quel thème que ce soit, lorsqu'on parvient, donc, à ne pas s'accrocher au babillage incessant de la pensée, il vient un sentiment de plénitude et de joie, qui semble puiser sa racine dans le seul fait d'être simplement conscient "d'être".
     Je ne suis pas un grand méditant, mais une pratique martiale (le shorinji kempo), m'a fait découvrir la méditation qui fait partie de l'enseignement. Il se trouve qua la méditation assise n'a pour moi rien de confortable, vue que le demi-lotus m'est inaccessible en raison de mon insuffisante souplesse. Mais paradoxalement, cette difficulté de posture me permet parfois de ne penser à rien d'autre qu'à mon corps. Et c'est là une clé dans l'accession à cette joie d'être qui commence par simplement goûter la joie d'être "incarné". Dans cette position inconfortable du zazen, il m'est arrivé spontanément d'avoir envie de remercier mon corps pour tout ce qu'il me permet de faire et de vivre.

     Pour passer sur la suite du paragraphe, qui concerne les origines du déni de la conscience-joie, je dirais que l'expérience de la méditation et le choix de la lucidité et de la conscience, qui n'a rien de facile, est une, si ce n'est la seule, solution qui permet de rompre les croyances mortifères qui semblent parfois diriger le monde.

    J'avoue personnellement avoir encore du mal à saisir comment j'en suis venu à choisir "plus de conscience". Car, vivant dans un réactionnel de "fuite du ressenti" appris très jeune, je suis longtemps resté (j'ai 31 ans) dans un quotidien sans queue ni tête, privé de sens, même s'il est resté agréable à vivre. Je dois sans doute à la chance, la providence, Dieu, les évènements qui m'ont conduit à quitter cet état, ou je peux le dire, la liberté n'existe pas. J'ai encore beaucoup de mal à considérer que les Hommes sont "libres" et je les vois (projection, je crois, de ce que je ressens de moi) très empêtrés dans des comportements réactionnels. Certes je n'en suis pas sorti moi même, et c'est sans doute la raison pour laquelle je considère que la plupart des hommes ne sont pas "libres". Pour revenir au "déclencheur" de ce choix de plus de conscience, il y a ma copine, qui a force de temps et d'amour a fini par me tirer de certains comportements de "fuite", des copains qui m'ont amené à la pratique martiale, et une "crise de foi". La crise de foi, ça a été brusquement de me rendre compte que je trouvais la vie complètement absurde. En effet, ma vie n'avait pas de sens, c'était une réalité, c'était une "prise de conscience". Désemparé momentanément, j'ai simplement attendu que viennent les réponses, que la situation évolue. Votre site fait partie de ces réponses qui sont venues. Et parmi les découvertes les plus importantes, pour moi, ce fut la compréhension des limites de la pensée structurée par le langage. Mes premières lectures à ce sujet ont commencé lors de ma "crise de foi", dans un science et avenir, sur les paradoxes, et dans un science et vie sur une vision de la théorie quantique, non pas comme traitant des phénomènes physiques mais de l'information qu'on peut en obtenir. Là ou mon monde était fait de "mots vérités", le paradoxe, et Gödel, ont craquelé ce monde, les pensées bouddhistes l'ont recomposé, ainsi que les diffuseurs de conscience comme le votre.
     Je conclurai que pour faire avancer le monde dans la conscience, il faut des guides, qui marchent devant et montrent le chemin. Comment serais-je, moi, entré dans "plus de conscience" et "plus de liberté", si je n'avais pas eu tous ces guides ? J'espère que mon témoignage apportera une pierre à la construction d'un monde plus conscient.

Philippe D.

     Devons-nous dire qu'un changement de conscience n'est possible qu'à partir du moment où a pris fin le délit de fuite? Le délit de fuite, une fois reconnu met la conscience en état de crise, et c'est le non-sens qui apparaît. Ce qui est original dans votre témoignage, c'est votre remarque au sujet du langage. Je me demande si le fait même que le mental croit pouvoir encercler la réalité dans une formulation définitive n'est pas effectivement un grand obstacle. C'est comme si l'ego se sécurisait avec une représentation. Comme si la pensée servait à mettre en ordre un petit monde et que tant que cet ordre factice est là, c'est l'immobilisme qui règne. Je ne veux pas commenter qui que ce soit. Ce n'est pas le propos du forum d'aller parler de Gödel, mais ce qui nous intéresse, c'est la prise de conscience correspondante que j'essaie maladroitement de formuler.

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