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La transformation de la conscience

  Oliver R

 à quelqu'un qui dans un forum explique que l'enfant est dans l'inconscience, car il n'a pas appris tout ce qui est nécessaire à la conscience.
J'ai posé mes réflexions à ce sujet :
Je n'avais jamais vu le nouveau né comme un inconscient car pas assez "intelligent"...
Peut on parler de conscience avant l'acquisition du langage ?
Ou bien faut il dire que le nouveau né "ressent" sans en être conscient.
Dans notre expérience, nous voyons que "prendre conscience" s'apprend.

Je ne m'étais jamais posé la question "d'où vient qu'on est conscient ?".
Mais est ce si important ? Oui en fait : parce que si on ne sait pas que la conscience s'apprend, alors on ne peut pas l'apprendre ni l'enseigner efficacement. D'où vient que nous trouvons certains comportements humains comme totalement dépravés ou bassement animaux. De l'annihilation de la conscience de ceux qui ont ces comportements : le refoulement de la honte, qui survient lorsqu'on prend conscience du mal qu'on fait, le détournement de ce cri qu'on étouffe parce qu'on ne veut pas entendre que ce qu'on fait est mauvais. Tuer la conscience en soi, c'est ouvrir la porte au monstre inconscient que l'instinct sauvage de survie qui l'habite pousse à éviter toute souffrance, toute émotion.
Les humains pleurent, c'est pour cela qu'ils sont humains : ils sont conscients du mal. Et leur rétribution pour cette peine, c'est qu'ils sont conscients aussi de la joie, et qu'ils en pleurent aussi.
L'inconscience ne veut pas dire qu'on ne ressent pas. Cela veut dire qu'on agit sans comprendre pourquoi. Ces comportements dans l'inconscience n'ont pas d'autre but que de satisfaire des besoins primaires : protection (sécurité, non-souffrance) et libido (expression - réalisation). Et ces besoins impérieux, dans l'inconscience, n'ont pas besoin de reconnaître que l'autre ressent. Ils sont la base de l'individualisme, et de l'égoïsme. Ils ne sont pas mauvais, ils sont. C'est par l'inconscience que survient le malheur.
Exemple : un désert.
Deux personnes. Rien à manger. Inconscience : Ils se battent, le plus fort mange le plus faible, par la force. Malheur à eux. Conscience : Ils s'entendent sur la meilleure fin, selon leur volonté consciente, pleurent ensemble de leur sort, mais sont heureux de s'entendre, et de vivre un peu ensemble de mourir ensemble.
Inconscience et conscience : C'est le cas le plus courant : dans nos rencontres, nos relations...
Le plus conscient souffre plus violemment. S'il gagne (s'il peut faire selon sa conscience), il a plusieurs solutions, et toutes sont bonnes. Il est conscient : il va souffrir quoi qu'il advienne, mais il l'accepte.
S'il perd (il ne peut agir selon sa conscience) : il meurt par l'autre, dans une immense solitude, car contre sa volonté. Alors, "bienheureuse inconscience ?". Non, car inconscience ne signifie pas tout à fait "non souffrance". Dans l'inconscience l'être souffre sans comprendre et a du plaisir de la même façon. Mais qu'y a t il donc à comprendre, qui échappe à l'inconscient ? Que ce qu'il subit, c'est sa propre inconscience, qu'il est lui même son propre tortionnaire. La conscience donne la liberté de choisir d'être heureux. Et elle s’apprend.

Il y a beaucoup à dire encore….


.suite.

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