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La transformation de la conscience

Denise Gilbert

Bonjour, Pourquoi n'avons-nous pas de réponse à la question " qui suis-je ? " Si nous admettons que nous ne sommes pas le corps, ni les pensées, que sommes-nous avant la construction de l'embryon, des cellules ?....... Pourquoi ceux qui ont la réponse ne nous la donne-t-il pas ? Pourquoi garde-t-il cela secret, alors, que c'est la chose qui puisse nous rendre heureux, lorsque nous découvrons enfin notre véritable nature ? Merci, pour votre aide et tous renseignements à ce sujet .

Philippe D.

       Si une réponse précise était donnée à la question "qui suis-je? ", elle vous enfermerait dans une définition limitée. Vous repartiriez avec un joli concept je suis "une femme", un ceci ou un cela. Mais vous n'êtes pas réductible à un concept. L'Enseignement vous dirait plutôt, vous n'êtes pas ceci, pas cela. Si on vous disait directement vous êtes la Conscience absolue, le risque serait que vous en faisiez encore un simple concept, ce qui serait une fois de plus une illusion, car le plus magnifique des concept n'est jamais la réalité. C'est le piège du langage.
       Concernant votre question, retenez cette anecdote : un jour Ramdas, un merveilleux saint de l'Inde, en présence d'un groupe de personne dit : "l'illumination vous est offerte maintenant, venez la chercher". Personne ne bouge dans l'assistance! Une minute plus tard Ramdas dit : "l'offre est retirée". C'était un moment de grâce spontanée, il y avait une fenêtre et celui qui se serait levé pour venir devant Ramdas directement aurait reçu le plus grand choc de sa vie. Mais personne ne s'est levé à ce moment! Personne n'a osé.  Il se pourrait bien qu'un jour vous découvriez que l'offrande est là partout... mais qu'en fait, c'est l'ego qui vous empêche de faire le dernier pas. On peut toujours dire qu'il y a une maturation nécessaire et que le fruit tombe quand il est mûr, mais ce n'est pas suffisant. Ce qui est intemporel n'a pas à être attendu, n'a que faire d'une maturation dans le temps, c'est toujours déjà-là, le fait même d'attendre repousse l'inévitable. Et on peut trouver toutes sortes de raisons, très très rusées pour différer l'abandon intégral. Rien ne peut vous rendre heureux, strictement rien, parce que vous êtes le bonheur, seulement vous ne voulez pas entrer dans cette conscience là et vous entretenez la séparation en inventant cette histoire spirituelle d'une quête! Nous manquons de sérieux. De passion.

Sébastien D.

Puisque l'on évoque les relations amoureuses, il y a quelques choses qui m'agacent chez les champions de l'ego, c'est l'absence de simplicité: rien qu'embrasser l'autre, lui dire qu'elle est belle ou qu'il est beau, ne va pas de soi pour la plupart des gens en France. Que dire alors des relations sexuelles si... naturelles en droit mais qui sont si compliquées en fait? Les questions qui trottent alors dans la tête des autres sont: Est-ce qu'il est beau? est-ce qu'il est normal? Non, il me déplaît (à moi et à mes petits goûts superficiels). Les gens ne savent pas aimer ou alors ils ne savent pas qu'ils aiment et ils ne savent pas que toutes leurs frustrations sont dû au manque d'amour, j'entends être aimé, amour dont ils voudraient voir des marques partout autour d'eux et qui leur restent la plupart du temps invisibles. Merci à tous.

Philippe D.

Le fait est qu'il est tellement rare de rencontrer des personnes simples et spontanées qu'il est très naïf de l'attendre. La réalité, c'est que la peur gouverne toutes les relations et les paralyse. C'est ainsi et souhaiter que cela soit différent est un bon moyen de se faire souffrir. Le jugement est en effet omniprésent et la préoccupation principale est de se demander : "qu'est-ce que je vais pouvoir obtenir de lui (ou d'elle). La plupart des gens aborde la relation avec des attentes, des calculs et une énorme dose de jugement. Souvent chez les hommes, c'est une étreinte pour éprouver un moment de libération de la souffrance, souvent chez les femmes, un moyen, par le filet de la séduction, d'obtenir une certaine sécurité matérielle. On voit cela partout. C'est ainsi, il suffit de l'accepter tel quel, sans en tirer de conclusion cynique.

 


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