Textes philosophiques

Plutarque   De l'application à la vertu


"La raison apporte avec elle l'habitude longue et efficace. Pour qui philosophe, les irrégularités et les relâchements n'entraînent pas des haltes, des pauses dans la marche en avant, comme un chemin, mais des effondrements : le vis s'attaque toujours à celui qui se détend pour se reposer un peu, et le ramène en arrière. Selon les mathématiciens, les planètes se fixent quand elles cessent d'aller de l'avant, mais en philosophie, il n'a a pas d'intervalle dans la progression, comme ils disent d'état stationnaire: la nature y est toujours en mouvement, comme une balance, soit elle veut pencher duc côté du meilleur et se laisser entraîner par lui, soit elle est emportée par les forces contraire et va au pure. Si conformément à l'oracle du Dieu : Guerre au Cirrhéens tous les jours toutes les nuits", tu as conscience de t'être toujours battu contre le vice de cette façon là, de jour comme de nuit, ou si tu baisse souvent la garde contre lui, si tu ne fais pas bon accueil aux plaisirs, aux facilités, au manque de temps qui, lui servant de hérauts, viennent sans cesse proposer de discuter d'une trêve, il est probable que tu vas parcourir le reste du chemin d'un pas ferme et plein d'ardeur.

Néanmoins, s'il y aune interruption de l'entreprise philosophique mais qu'après les efforts sont mieux assis et plus prolongés qu'avant, ce n'est pas mauvais signe: l'application et l'exercice sont en train de faire pression sur la négligence et la chassent".

Le vice et la vertu  Arléa, p. 95-96.


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