Leçon 36   Les problèmes éthiques de la biologie      

    Les possibilités qu’ouvre le génie génétique sont immenses. Nous pouvons modifier les gènes et les introduire dans un organisme pour modifier son information génétique. Nous sommes capables de produire des clones et ce qui n’existe pas dans la Nature. Nous sommes en passe de considérer le corps humain comme une machine dont on peut changer les pièces. Le corps médical applaudit au progrès de la génétique en y plaçant des espoirs immenses de mettre fin à des maladies qui résistent aux traitements chimiques ordinaires. Les industriels de l’agroalimentaire se frottent les mains et voient tous les bénéfices que l’on pourrait tirer des manipulations sur le vivant : créer un porc avec une ou deux côtes en plus, c’est augmenter la productivité. Reproduire en la clonant un animal qui a atteint déjà des proportions monstrueuses, c’est vendre plus de viande à moindre coût.

    Mais ces manipulations inquiètent. Nous avons les moyens de produire Le meilleur des mondes, selon Huxley, un monde où l’on pourrait produire des hommes d’un niveau mental suffisant pour une tâche à leur confier ; un monde où la diversité naturelle serait abolie au profit d’espèces artificielles, un monde qui inventerait aussi par là de nouveaux désordres biologiques et de nouvelles maladies. Peut-on fixer une limite à la manipulation du vivant ?

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A. Le concept de manipulation en biologie

    Que veut dire tout d’abord, manipulation sur le vivant ? Manipuler, c’est introduire l’intention de modifier, transformer, une matière afin d’obtenir quelque chose qui réponde à nos vœux. Dans manipulation il y a d’abord main, au sens premier la manipulation est une intervention manuelle. On peut dire que l’orfèvre manipule la pépite d’or et le diamant pour en faire un bijou. Cependant une manipulation technique a un sens plus précis. Il ne peut y avoir de manipulation technique sans une science qui la rende possible. En plus d’une intervention sur une matière vivante, la manipulation technique suppose 1) les motivations qui la justifient et 2) l’échelle à laquelle elle se situe, c'est à dire à quel niveau du vivant la manipulation est effectuée. (texte)

    Quels sont donc les motivations qui président aux manipulations sur le vivant ?

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e qui évite à l’agriculteur de devoir payer des insecticides. Ou bien de créer une tomate qui tiendra longtemps sur l'étalage, une pomme qui aura un bel aspect lustré, attirant pour le consommateur.

    c) Une manipulation peut aussi directement concerner l’homme et avoir pour visée une thérapeutique. C’est ce qui justifie les travaux qui opèrent sur les gènes pour aboutir à une thérapie génétique, flèche avancée de la biologie de notre époque.

    d) Mais comme la puissance technique de la biologie ouvre des horizons où tout devient presque possible, la manipulation peut aussi avoir une visée quiest le simple bien-être des personnes. Il y a longtemps que nous savons pratiquer des opérations de chirurgie esthétique. Nous trouverions aussi quelques réconforts psychologiques en tirant partie de certaines techniques avancées de clonages. Je pourrais me présenter devant les spécialistes et leur demander de me préparer un clone de Boby, mon chien, parce qu’il se fait vieux et qu’à sa mort, je ne me sentirais plus seul avec sa copie conforme. Ou bien cloner grand-père pour le garder à la maison ? Une jeune fille peut aussi revendiquer le « droit » de faire un bébé toute seule en se faisant inséminer sans acte sexuel, au nom de la liberté individuelle.

    e) Ceux qu’enivrent les possibilités de l’expérimentation, pourraient aussi bien dire que la meilleure raison de manipuler le vivant, c’est la manipulation elle-même ! Manipuler pour manipuler, pour le seul exploit technique. Être le premier à avoir réussi telle manipulation (un clone de brebis, de chimpanzé, d’ours.... d’homme).

     f) Enfin, nous savons qu'il est possible d'effectuer des manipulations sur le vivant à des fins purement militaires. il est en effet possible à un État de créer une souche de virus extrêmement résistante, de s'en servir de manière discrète pour décimer une population, tout en prenant soin de conserver pour sa propre population un antidote. C'est un thème que la littérature de science fiction et le cinéma abordent régulièrement: celui de la guerre bactériologique.

    1) Le concept de manipulation du vivant demande, d’autre part, que l’on précise aussi à quel niveau la manipulation est opérée. En partant du plus global, vers le plus intime du vivant, on devra distinguer :

    a) la manipulation opérée sur des espèces entières dont on voudrait par exemple suivre les comportements après les avoir collectivement manipulées. C'est ce que l'homme fait inconsciemment en agissant sur l'environnement et nous savons que des milliers d'espèces vivantes sont d'ailleurs en train de disparaître.

    b) La manipulation opérée sur le corps avec des moyens chirurgicaux. C’est exactement ce que l’on fait avec les greffes dans l’horticulture quand on plante une branche d’une espèce sur le tronc d’une autre espèce. C’est aussi le cas des actes chirurgicaux sur l’homme pour l’ablation d’un foie malade ou d’une tumeur. L’opération se situe alors à un niveau macroscopique.

    c) La manipulation peut s’opérer au niveau des tissus, comme quand on transplante de la peau, pour aider à sa reconstruction.

    d) La manipulation peut aussi s’opérer dans la cellule avec un produit chimique ou un rayon laser.

    e) Enfin, la manipulation peut s’effectuer à un niveau encore plus fondamental, l’ADN , celui de l’intelligence du vivant, ce que propose la thérapie génétique.

    Juger la valeur d’une manipulation revient à apprécier d’une part les motivations conscientes de ceux qui les réalisent, - et pourquoi pas aussi, leurs motivations inavouées -. Ce type de jugement n'est évidemment pas un jugement d'ordre seulement technique, mais un jugement moral qui met en cause les raisons, les approuve, ou les désapprouve au nom de la morale. Ce n'est pas une question de compétence technique, mais un problème de choix. Nul besoin d’être spécialiste dans ce cas, car c’est un homme que l’on juge dans ses motivations et pas une performance technique. Comment juger dans ce cas ? Il faut prendre en compte la gravité d’un effet en fonction du niveau où l’on opère. Altérer le code génétique d’un organisme est un acte infiniment plus puissant que d’opérer une banale greffe d’arbre fruitier. En physique, on sait que plus on descend à l’intérieur de la matière, plus l’énergie engagée et les effets sont immenses. Cela vaut tout aussi bien pour le vivant. Nous ne pouvons pas mettre toutes les formes de manipulation dans le même sac, soit pour les légitimer, soit pour les rejeter en bloc. Ce type de jugement pose le problème grave de la maîtrise technique. La question qui se pose est de savoir si ceux-là qui tentent de jouer à l’apprenti-sorcier sont bien capables de circonscrire les effets de leurs propres manipulations. Cette considération des effets de l’action est aussi en dernier recours soumise à un jugement moral, mais elle prête aussi à un débat technique de spécialistes. Cf. Jacques Ellul  La technique ou l'enjeu du siècle.

B. La bioéthique

    ... situation assez étrange, mais il faut parfois que les événements de l’actualité nous sollicitent pour que nous prenions conscience de l’importance des décisions morales et politiques vis-à-vis du pouvoir technique. En l’espèce, ce n’est que tout récemment qu’un comité d’éthique a été formé pour surveiller les manipulations techniques de la biologie contemporaine. Quelle est donc la justification de cette prise de conscience, un peu tardive, mais nécessaire ?

   La bioéthique entend soumettre les manipulations techniques sur le vivant à un code de déontologie précis - c'est à dire un code de devoir spécifique à une profession - afin d’éviter toutes sortes de dérives possibles. La technique constitue une forme d’action humaine ;  toute action dépend d'une motivation. Il est indispensable que la motivation soit d’abord éclairée, puis évaluée à l’aune d’un critère du bien et du mal issu de la morale. La technique ne se situe pas en dehors de la morale. Il ne suffit pas de dire que l'on peut faire telle ou telle manipulation, il faut se demander si d'un point de vue éthique il est bon de le faire. Au minimum, dans le contexte démocratique qui est le nôtre, il faut porter sur la place publique le débat sur ce que les chercheurs entreprennent, afin qu’ils se rendent compte eux-mêmes de la portée de leurs travaux. Il est essentiel que chacun d’eux soit mis devant le problème de savoir si telle ou telle manipulation ne constitue par un danger, si telle ou telle raison pour effectuer des manipulations n’est pas à rejeter. Que faisons-nous dans les circonstances normales de la vie ? A moins d’agir en étant complètement inconscient, nous savons bien que nous devons mûrir nos décisions par une délibération en toute connaissance de cause. Personne ne peut justifier des prises de décision écervelées ou impulsives, surtout si elles mettent en jeu une puissance dont les effets sont considérables.

    ...pose tout d’un coup un problème à propos de la biologie, alors que la question d’une décision juste, droite, nous concerne à chaque instant de notre vie, pour autant que nous soyons placés dans la vigilance quotidienne. En quoi les pratiques de biologie pourraient-elles faire exception ?

    Or malheureusement, c’est d’abord que l’instance du jugement moral, est elle-même en question. La postmodernité n’invoque pas la morale dans un sens universel, mais des morales et elle entretient le relativisme des valeurs. "A chacun sa morale!" est une formule très banale. Mais contradictoire, parce que la morale n'a de sens que collectif. Nous ne savons pas ce qu'il faudrait faire ou ne pas faire. La technique offre des tentations et il ne manque pas de suggestions pour y céder. On dira par exemple que ceux qui s’opposent aux manipulations se réfèrent à des barrières purement culturelles. En comparant les cultures, on dira par exemple que nos scrupules à l’égard des manipulations sur le chien ou le chat sont « occidentaux » : les chinois mangent les chiens et les chats ! On dira que c’est la morale « chrétienne » qui porte à refuser l’euthanasie, la pilule contraceptive, la génération artificielle, le clonage. Si la religion n’est plus une autorité universellement acceptée, au nom de quelle « morale » peut-on limiter les manipulations scientifiques ? Certains diront qu'aucune morale ne fait l’objet d’un consensus. Et dans nos démocraties la vérité dépend du consensus. Les morales sont « relatives ». A la limite, à chacun de s’en faire une ! Face à la morale des intégristes religieux, on pourrait opposer d'autres morales. Surtout, comment prétendre arrêter « le progrès scientifique » au nom de la morale ? Quoi de plus facile, dès lors, que de présenter la nécessité des manipulations biologiques sous couvert du progrès de la science. Après tout, Claude Bernard ne s’est pas embarrassé de scrupules moraux quand il travaillait sur des chiens et des ---------------chats. Et les plus intransigeants diront que ce n’est pas à la SPA de dicter sa conduite à la science. comme le montre bien Jacques Ellul, nous sommes à une époque où c’est la technique qui juge la morale ! Un jugement dit moral sera dit alors « bon » ou « mauvais » dans la mesure où il s’accorde avec les impératifs de la technique. C’est la technique médicale qui dira ce qui est « utile », à la morale de s’y adapter. On n’arrête pas le progrès de la science. Nous vivons une époque moderne... où le progrès fait rage. Après les réactions des « superstitions » morales, on finira bien par tout accepter : la chèvre-mouton, le clonage de l’animal, le clonage humain etc. Enfin, argument économique, laisser libre cours aux pratiques de la biologie, c’est encourager les technologies nouvelles et en tirer un profit industriel. La logique du profit du capitalisme est là pour lever nos inhibitions : « si nous ne le faisons pas, d’autres pays le feront, à cause de nos interdictions morales, nous perdrons des parts de marché » !

    ... civilisation dont il constitue un des exemples les plus inquiétants. D’un côté, le pouvoir des biotechnologies est de plus en plus puissant, il ouvre les perspectives les plus folles et de l’autre, le contrepoids à ce pouvoir, ce qui est sensé le régler, la morale, manquer de force de conviction et d’autorité. Du coup, la seule ressource qui nous reste, est de tenter de légiférer sur les questions éthiques, en confiant à un comité de sages le soin de poser des interdits à notre place. Tout pouvoir réclame une maîtrise, sinon il sème le mal et la destruction. La maîtrise idéale que réclame un pouvoir tout puissant est une sagesse. Il ne peut y avoir de sagesse sans un sens aigu du bien et du mal, sans le souci d’une action qui supporte le bien et promeut la vie. De quelle sagesse pouvons-nous donc faire preuve, quand nous sommes prêts à considérer le corps comme une marchandise, ou une simple matière à manipulation ? De quelle sagesse sommes-nous capables, quand nos seuls arguments sont ceux de l’avidité économique ? Nous serions prêts à accorder crédit à n’importe quelle revendication venue du public, sous le seul prétexte de la « liberté de choix ». Il n’est pas rare de trouver des déclarations dans les médias pour soutenir la "générosité" de telle femme qui prête son corps pour porter l’enfant qu’une autre ne peut avoir. I

    l y a deux idées vertigineuses 1) si on peut le faire, pourquoi ne le fait-on pas ? 2) Puisque les gens le demandent, pourquoi ne pas les satisfaire ? Ce qui revient à dire : une expérimentation vaut pour ses résultats, il n’y a pas vraiment à s’interroger du tout sur ses motivations dans la pratique. Le meilleur expérimentateur, c’est celui qui est ne se pose aucune question sur ce qu’il fait, mais est très efficace en le faisant ! S’il est besoin de donner des justifications, on les fournira après coup, la manipulation vaut pour elle-même. C'est ensuite juste une question de calcul, il suffira d’abonder dans le sens des fantasmes du public, des besoins les plus divers. Les couples stériles sont en manque d’enfant ? Faisons des expériences pour les développer, soit dans le ventre d’une mère porteuse, soit dans un dispositif artificiel (les aquariums du roman d’Huxley) etc. 

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    Il a pourtant fallu, devant les dérives, poser une instance formelle. Ce qui a présidé à la constitution d’un comité d’éthique, c’est le souci de rétablir un jugement moral à l’égard des pratiques de la biologie. Le premier pas a été d’affirmer le caractère indivisible de l’individualité et la dignité de la personne humaine. Par le premier principe est stipulé que l’être humain ne saurait vendre son corps. La vente d’organe, le trafic d’organes, les mutilations opérées sur des hommes à dessein de revente tombe sous le coup des condamnations de la morale, ce qui implique en retour aussi les sanctions de la loi. Toute opération mettant en cause la personne humaine doit être critiquée d’un point de vue moral. Si par exemple on songe aux problèmes d’identité graves que pourra avoir un enfant « porté » par sa grand-mère, tout en étant l’enfant de sa mère, on sera amené à tempérer une décision irréfléchie. C’est sacrifier pour son plaisir, la construction, l’équilibre psychique, la dignité d’un être fragile qu’est l’enfant.

    D’autre part, il ne suffit pas d’invoquer le respect de la personne. L’éthique n’a-t-elle pas aussi à se prononcer sur ce que l’on fait subir à l’animal et sur ce qui est fait sur le vivant en général ? Face aux débordements des manipulations biologiques, nous pouvons au moins poser deux interdits généraux :

    1) on devrait interdire l’expérimentation directe sur l’homme et le mettre à l’abri de tout ce qui est susceptible d’altérer son intégrité biologique, même à des fins de vérification scientifique. Il s’agit de protéger l’être humain et de n’autoriser que les interventions thérapeutiques nécessaires à la santé.

    2) On devrait aussi avoir le souci de préserver l’immense patrimoine du vivant, de préserver les animaux et végétaux menacés. Le patrimoine vivant de la Terre mérite autant de soins que le patrimoine culturel des musées.

    Nous pouvons nous entendre sur la validité de ces principes et en tirer des règles. Mais la difficulté, c’est que, si tout le monde peut s’entendre sur la valeur des principes, leur application à des cas particuliers n’est pas aisée. La casuistique règne dès que l’on approche les cas particuliers.

    1) On peut par exemple transgresser l’interdit sur soi-même. Certains savants se sont rendus célèbres pour avoir tenté sur eux-mêmes des manipulations « pour le progrès de la science ». Est-il légitime d’exposer sa santé ou sa vie pour satisfaire à la recherche médicale ou pharmacologique ? L’expérimentation sur soi passe pour courageuse. Elle fait du savant un héros qui sacrifie sa vie pour la science. Mais d’un autre côté, le médecin tente sur lui-même ce qu’il n’oserait pas pratiquer sur d’autres. Cela ne change pas la nature de l’acte, même si cela évite les reproches. C’est vrai que l’on n’a pas le droit de faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas pour soi, mais la réciproque ne vaut-elle pas aussi ? L’adage ne serait-il pas « ne réalise pas sur toi ce que tu ne ferais pas sur autrui » ?

   --------------- 2) On peut aussi ruser sur les cas particuliers des condamnés de justice en leur offrant à la place de leur peine une sorte de « rachat social » en leur proposant de devenir des cobayes. Le 22 septembre 1855 Pasteur écrivait au souverain du Brésil dans ce sens. « Si j’étais roi ou empereur ou même président de la République .... J’offrirait à l’avocat du condamné, la veille de l’exécution de ce dernier, de choisir entre la mort imminente et une expérience qui consisterait dans des inoculations préventives pour amener la constitution du sujet à être réfractaire à la rage.... On devrait pouvoir essayer de communiquer le choléra à des condamnés à mort... Dès que la maladie serait déclarée, on éprouverait des remèdes. » C’est marchander avec les principes ...

 

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Vos commentaires

Questions :

1. Si la notion de droit repose sur la réciprocité de la relation, le droit de l’animal a-t-il un sens ?

2. Quand on parle d’État technocratique, on doit penser à quel sens privilégié de manipulation?

3. Parlant de la volonté, il est clair que le plus souvent les justification suivent les décisions au lieux de les précéder. Peut-il en être autrement dans le domaine des manipulations des biotechnologies?

4. Quelles difficultés soulèvent l’argument disant qu’une manipulation est contre-nature ?

5.  Les religions s’accordent-elles sur les limites de la manipulation à exercer sur la vie?

6.  En définitive, la motivation du profit ne nous fait-elle pas passer outre les limites morales?

7. La sensibilité écologique de notre époque modifie-t-elle notre manière de penser la manipulation de la vie ?

 

      © Philosophie et spiritualité, 2002, Serge Carfantan.
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