Leçon 27.   L’imagination et l’imaginaire         

    Jamais culture n’a, comme la nôtre, autant fait l’éloge de l’imagination. La publicité, les medias, non seulement font constamment appel à l’imagination, mais font aussi miroiter en permanence la figure de l’ailleurs imaginaire contre le réel. Partir dans l’ailleurs de l’imaginaire, c’est la seule manière pour l’homme postmoderne de se sentir libre. Se donner librement un autre monde que celui de la réalité. Et nous avons tous les moyens techniques pour y parvenir. Gloire à l’imagination donc, car elle est devenue le symbole de la liberté par excellence, nous qui revendiquons avant tout le droit de rêver !

    L’imagination n’a-t-elle pour fin que de délivrer les moyens de la fuite de la réalité ? L’imaginaire se réduit-il à la marge de compensation de nos désirs ? Quelle différence y a-t-il entre imagination et imaginaire ? Quel est le principal ressort du travail de l’imagination ? L’imagination permet-elle de nous mettre en rapport avec un autre monde possible ou bien de quitter librement celui-ci pour trouver satisfaction ailleurs ? Si les fantaisies de l’imagination ne faisaient qu’emprunter leur contenu à la réalité, pour la reconstruire au gré des fantasmes et des désirs, l’imagination ne ferait que copier. Elle se bornerait à combiner des images dans des tableaux qui imitent les faits de la nature, tout en ne représentant rien de réel ou d’existant. Elle ne serait pas si libre ni si riche que nous voudrions le croire. Mais n'est-il pas excessif de dire que l'imaginaire est seulement un sous-produit de la perception retravaillé par le désir ? Qu’est-ce que l’imagination ?

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A. Image, perception, souvenir et concept

    L’imagination, comme la perception, ou la mémoire, constituent des modalités de la conscience, des formes de l’intentionnalité. Cependant, être conscient d’une image, ce n’est pas du tout être conscient d’une chose au cœur de la perception ; et cette intentionnalité diffère aussi de celles du souvenir et du jugement. Dans un premier moment, nous pouvons marquer les distinctions conceptuelles entre image, concept, perception et souvenir. (texte)

    Le décalage entre l'imagination et la perception est très net, ce sont même deux formes de conscience qui sont antinomiques. Plus je perçois de façon aiguë, de manière attentive, vigilante, lucide, et moins j’imagine. Percevoir, c'est être présent, ici et maintenant près de cette fenêtre ouverte, rester à même la perception, dans cette pièce où je me tiens. Non pas s'évader en pensée. Plus je me laisse aller à l’imagination, moins je puis percevoir ce monde actuel, de telle manière que la conscience d’image chasse la conscience de chose et réciproquement. La conscience d’image ne se développe qu’en donnant congé provisoirement au Monde de la vigilance, sans que pour autant la conscience ne tombe dans la torpeur d’un sommeil. La vigilance suppose une conscience des choses et une conscience du Monde, une tension caractéristique qui appelle une surveillance . Cette tension de la surveillance est celle qui justement doit se relâcher pour que je m’évade et me livre tout entier à des images. D’un côté, il y a donc le réel et toutes ses exigences, de l’autre, il y a l’irréel et toutes ses séductions ; en d'autres termes,  ou bien aussi : la conscience de la vigilance et l’inconscience qui tend vers le rêve. Ce que dit Berkeley (texte)

    Le rapprochement avec le souvenir nous met tout de suite dans une possible confusion. Si, par exemple, j’évoque en pensée la maison de ma grand-mère en Bretagne où j’ai passé une partie de mon enfance, il y a bien des images qui me reviennent, mais ces images ont une tonalité particulière, elles sont plus exactement des souvenirs. Ce qui fait qu’une image est de l’ordre du souvenir vient de ce qu’elle est marquée par le temps dans la dimension du passé. Je revois une maison non loin du bourg, des lieux comme une plage de galets. Je pourrais peut-être me souvenir de la couleur des volets de la maison. C’est là une image complexe, mais c’est aussi un souvenir. Pour rencontrer une image dans son mode particulier de manifestation, il faudrait se dégager de la perspective temporelle. Le souvenir se définit comme prise de conscience par le sujet du passé, alors que l’image ne nous fait pas sortir du présent : l’image est plutôt intemporelle. Le souvenir prend place dans la Durée. Toute image n’est pas nécessairement souvenir, mais inversement, dans tout souvenir, il y a des images. De même, dans toute image, il y a bien un élément de perception sensorielle, mais qui a été emprunté à la perception, pour être transformé ensuite. Je peux très bien former l’image d’un cheval ailé, sans évoquer nécessairement tel cheval que j’ai vu un jour courir dans un pré. Ce qui me permet de  former l’image est en un sens moins intime qu’un souvenir, c’est une sorte de connaissance de formes plus intemporelle que les souvenirs. Dans le souvenir, la tonalité émotive est très forte : j’ai l’impression de retrouver à travers les images, mon passé, de me retrouver moi. Dans le souvenir, l’essentiel, c’est le rapport de ma conscience au passé, l’image ne jouant qu’un rôle intermédiaire. Dans le rapport à l'imaginaire, l'image est directement l'objet. Une image est produite, inventée, elle est une création de l’esprit, ce n’est pas seulement une reproduction de ce que l’esprit a déjà pu voir. La mémoire vise le passé et non pas l’image en tant que telle, ce qui justifie la distinction des deux facultés. Dans l’imagination, l’image n’est pas un intermédiaire, elle est le but de la visée en tant que telle. La conscience qui perd pied par rapport à la perception se déploie dans des images, la conscience se fait tout entière ... (texte)

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 de toit, de façade etc. Pourtant une image n’est pas la même chose qu’un concept. Le concept est par nature abstrait, tandis qu’une image est toujours concrète. Le concept est un genre, une catégorie abstraite. Le concept de chien est une catégorie générale qui recoupe des espèces et individualités extrêmement diverses. Le concept suppose le langage, le mot pour le dire. Quand j’imagine un chien, je ne peux pas imaginer une idée, je me représente tel ou tel chien particulier, un teckel, un berger allemand, un setter irlandais etc. Je suis placé dans une situation qui est semblable à celle de la perception qui est elle aussi confrontée à la particularité de la chose perçue. Je ne vois pas « un arbre » je vois cet arbre-ci que je peux identifier comme un sapin. De même, l’image que j’ai dans l’esprit c’est un cercle, un animal, une maison, une fée. Dans un schéma pourtant, nous réalisons en quelque sorte l'intermédiaire entre concept et image concrète. Un schéma simplifie l'idée et la rend concrète, mais d'une manière qui n'est pas très détaillée. Ceci par exemple peut passer pour le schéma d'un homme :

 

 

je peux identifier ce qui correspond à la définition d'un homme en reconnaissant quelques uns de ses attributs : deux jambes, deux bras, station debout, un tronc, une tête. C'est grâce au concept que je peux identifier cette image. 

        Les entités mathématiques de même sont d'abord pensées par l'esprit avant de pouvoir être représentées par l'imagination. 

 

une ligne, ce n'est pas la ligne, par définition elle ne devrait pas avoir d'épaisseur et être non limitée

 

un triangle même mal dessiné schématise encore le concept de triangle

 

   --------------- Il y a pourtant une différence essentielle entre ce que j’imagine et ce que je conçois. Il est possible que parfois nous puissions concevoir une chose, sans être capable de l’imaginer. Descartes donne l’exemple du polygone à 1000 côtés. « Si je veux penser à un chiliogone, je conçois bien à la vérité que c’est une figure composée de mille côtés, aussi facilement que je conçois qu’un triangle est une figure composée de trois côtés seulement, mais je ne puis imaginer les mille côtés d’un chiliogone, comme je fais les trois côtés du triangle ». (texte) C’est une difficulté que nous avons rencontrée par exemple avec la théorie de la relativité : du point de vue du concept, l’idée peut-être claire, mais l’imagination ne parvient pas à suivre, car elle doit s’éloigner trop des repères habituels. Contrairement à ce que l’on admet d’ordinaire, la puissance de l’imagination n’est pas toujours au-dessus de la puissance de conception de l’intellect. La pensée imaginative éprouve parfois des difficultés à représenter ce que l’entendement conçoit. Du reste, dans les matières abstraites, le schéma donné par l’imagination n’est jamais qu’un support pour la pensée et non pas son but. Cela peut aider, notamment dans un but pédagogique, mais c'est tout. On peut ...

    En résumé, image, souvenir et concept ont des aspects communs. Le plus caractéristique est le fait que dans tous les cas, ils se rapportent à un objet absent. Le souvenir se rapporte à un passé qui n’est plus. Le concept se développe sur un plan qui excède la perception singulière et vise un genre. L’image, elle aussi, vise ce qui n’est pas là, mais dont elle se donne une pseudo-présence. Le souvenir est du côté de la copie affaiblie de la réalité tandis que l’imagination semble la recréer. L'imagination est créatrice, le souvenir doit sa vie à une Durée qui a été vécue et qui n'est pas une création actuelle. 

B. La conscience et l’imaginaire

    C’est cette forme de conscience faite de pseudo-présence que nous devons examiner. En quel sens l’image est-elle une forme de conscience ? La perception des voitures qui passent dans la rue est aussi une forme de conscience, mais elle est la saisie de la réalité, au sens du Monde de la vigilance, dans mon champ de conscience. Je suis en rapport avec le réel présent ici et maintenant, à travers la fenêtre de la perception. De cette manière, c’est l’existence qui est donnée à mon regard. Or, quand entre en jeu l’imagination je me détourne de ce qui est pour me livrer à des images. Je me donne un objet irréel, un objet absent, mais qui est, comme dans la perception, particulier et concret.

    1) Comment est-ce possible ? On peut dire avec Sartre de l’image qu’elle est l’homologue sur le mode de la visée d’un irréel de ce qu’est la perception sur le mode de la visée du réel. L’image est le mode de conscience par lequel s’appréhende dans sa particularité un objet visé par la conscience, sous la forme de l’irréel ou de l’absence. La perception est donation de présence, l’imagination est une donation d’absence. La formule est étrange mais elle est très claire du point de vue de l’expérience. Dans la perception je me donne la présence du monde, dans l’imagination, je quitte cette présence et je me réfugie en moi-même. Du coup, je me fais absent pour tous les autres : « Tu rêves ? » me dit-on.

    Ma conscience qui se met à rêver les yeux ouverts, cesse d’être vigilante ; je bascule vers le rêve à travers cet état intermédiaire qu’est la rêverie. De fait, le rêve, en tant qu’état de conscience, est le prototype du travail de l’imagination. La rêverie constitue un état intermédiaire, une réintroduction de l’inconscience onirique dans la veille. Pour bien comprendre ce qu’est l’imagination, il faut partir de l’état de rêve ;pour bien comprendre ce qu’est la perception, il faut partir de ce qu’est l’état de veille. Le rêve est typiquement une manière pour le sujet de se perdre dans des images, en maintenant quelques temps un état d’inconscience qui ne supprime pas les pensées (sinon il chuterait dans le sommeil profond). Le défilé chaotique du rêve, sa capacité de servir la réalisation de tous les désirs, son non-respect des lois de la réalité, en particulier la cohérence des objets, la causalité, toutes ces caractéristiques nous montrent que la structure du réel, tel qu’il est mis en place dans la veille se voit détruite en faveur d’un irréel posé par l’imaginaire. Le rêve constitue une projection dans le champ de l’imaginaire et le modèle d'une illusion bien construite. L’irréel n’est pas le vide. L’irréel a une pseudo-existence en tant qu’image pour la conscience qui le pose comme son objet. Selon le modèle de l'intentionnalité de la vigilance, on ne peut pas avoir conscience d’un « rien », la conscience est conscience-de-quelque-chose. Dans le rêve, la conscience est devenue, non plus conscience de choses perceptibles, mais conscience d’images. L’image est un « quelque-chose » pour la conscience, mais un quelque chose qui n’a pas son entrelacement dans les structures du monde de l’état de veille. Quand le sujet ressort d’un mauvais rêve, il pense « ouf, ce n’était qu’un rêve »! et reprend pied dans la cohérence du monde de la vigilance. Il reprend pied dans la réalité en faisant tomber une ... à l’hallucination onirique. (texte)

    ---------------Nous pouvons retrouver ce travail de la conscience dans l’état de veille quand nous délaissons le perçu en faveur de l’imaginaire en nous laissant aller à la rêverie. Nous pouvons demeurer dans cet état de semi-conscience dans lequel nous invitons des images, au risque d’être surpris en train de rêver les yeux ouverts. Il y a bien une activité imageante, une intentionnalité très particulière à l’œuvre dans l’imagination, différente de celle qui se développe dans la perception. Le perçu possède une richesse dont je ne peux pas faire le tour. Il s’enrichit au fur et à mesure que je

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    L’image enveloppe en elle une intentionnalité qui est le pouvoir de l’irréel. Or le pouvoir de l’irréel veut aussi dire le pouvoir de déréaliser et donc aussi de nier. Quand par exemple, je me trouve à la terrasse d’un café pour attendre Pierre, l’attente, si elle pèse sur ma conscience, fera que je quitterai très vite la perception. Que m’importent ces gens, ces murs, cette serveuse qui me sourit, ces détails au plafond. Pierre n’est pas là ! Je ne suis plus disponible pour ce monde. Ma pensée n’est pas tournée vers le monde, elle est portée vers un monde, le monde-sans-mon-ami. Le passage dans l’imaginaire est spontané. Je pense à lui, j’imagine un monde avec mon ami présent et du coup, je biffe la réalité de ce monde actuel. D’une certaine façon je ne peux pas dire que son image est « dans » ma conscience, c’est plutôt ma conscience qui se rapporte à lui en tant qu’il est appréhendé sous le mode de l’absence, de la non-perception. Il y a dans la rêverie, une sorte d’élan pour donner satisfaction à l’attente, à cet effort désespéré de saisir ce qui n’est pas là. Ma conscience imaginant se fait tout entière image par sa visée intentionnelle d’un être concret absent. Il en résulte, dans le vocabulaire de Sartre, que la conscience imageante est néantisation de l’objet. Seul ce qui est présent est donné à la perception, seul ce qui est présent est un perçu possible, ce qui est absent n’est pas perceptible. Ce néant est la figuration de l'absence de ce qui est attendu. La conscience d’image doit, pour se développer, néantiser le monde perçu, pour se fondre dans le monde des images. Si j’attends Pierre, et que ma pensée est toute occupée à me rapporter à son image, la conscience d'image de Pierre provoque en retour un effacement du Monde qui m’entoure. Pour que je ne puisse qu’imaginer il faut que la perception disparaisse, il faut que je puisse oublier, au point de ne plus voir du tout le monde qui m’entoure. L’image correspond à une absence d’être et sa visée s’effectue sur un fond d’existant perçu, mais qui devient un second plan, tandis que l'image passe au premier plan. Le monde est pour moi un monde-sans-mon-ami. Il est marqué de mon propre manque, mon image est manque de l’être-présent de mon ami et le monde qui m’entoure ne fait que révéler ce manque. C’est pour cette raison que la conscience imageante néantise l’objet perçu et le monde tout entier. Elle ne veut plus rien apprendre ni découvrir du réel, elle veut se donner tout de suite

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    L’image est donc une manière de penser particulière qui implique aussi une manière d’être au monde sur le mode de la fuite : être ailleurs, aller au-delà, rêver etc. Nous trouvons tant de séduction à l’irréel que nous le préférons au réel, ce qui revient en retour à refuser le réel. Placé dans un état particulier, un état second qui le met en rupture avec la vigilance, l’esprit semble pouvoir produire ses propres objets, au lieu de les découvrir dans les choses perçues. L’esprit porte en lui l’imaginaire. Cela ne veut pas dire cependant que l’esprit est une espèce d'objet du genre récipient contenant des images. Plus exactement, c’est la conscience qui devient conscience imageante, comme elle peut-être conscience perceptive. La conscience est son propre contenu. Quand je me mets à imaginer l’Enfer et le Paradis, j’ai conscience de les imaginer, je ne suis pas en train de les voir. Tout au plus pourrait-on dire que je tente de les « visualiser », ce qui ne veut pas dire voir. Je me représente un monde qui est absent. Il ne peut donc y avoir ici de description objective de l'imaginaire, comme il y a possibilité de description du monde perçu. 

    2) La puissance de l’irréel permet de représenter la réalisation de tous les désirs et de tous les fantasmes. L’irréel, c’est toujours s’imaginer autre et autrement. L’imagination ne se contente pas de copier la réalité puisqu’elle la nie en faveur d’autre chose. Pourquoi ce besoin de s’imaginer autre et autrement, sinon parce que la réalité nous paraît insatisfaisante et que nous éprouvons le besoin de compenser notre insatisfaction ?

    C’est dans cette direction que se développe l’analyse de Freud. Le névropathe se trouve constamment en lutte avec la réalité. Il doit conjuguer le principe du plaisir qui veut qu’il satisfasse ses désirs, avec le principe de réalité qui veut qu’il reste adapté à l’ordre social ambiant et à ses normes. Il en résulte un état de constante frustration qui conduit le névrosé à chercher à se donner satisfaction dans les marges du monde réel, dans l’imaginaire, à rêver la vie qu’il est incapable de vivre. Comme les pulsions sont inconscientes, il en résulte pour Freud que le dynamisme de l’imaginaire est aussi inconscient. L’imagination est là pour donner satisfaction au désir sur un autre plan que celui de la réalité et elle le fait dans le rêve autant que dans la rêverie. Les productions de l’imaginaire sont des compromis passés avec la réalité pour satisfaire les pulsions inconscientes, tout en ménageant le principe de la réalité. Selon Freud l’artiste lui-même se retire de la réalité insatisfaisante pour se replier dans l’imaginaire. Ses créations sont aussi le résultat de désirs inconscients, mais la différence entre le névropathe et l’artiste, c’est que l’artiste dans la création parvient à revenir à la réalité, ce à quoi le névropathe ne parvient pas, condamné qu’il est à vivre dans un fantasme inassouvi.

    Cette analyse rend bien compte de l'idée de compensation. Mais le recours à l'expérience imaginaire n'est pas seulement négatif, (texte) il est aussi constructif. Sans aller jusqu'à parler de pulsions inconscientes à l’œuvre dans l’imaginaire, il est au moins possible de remarquer que les productions de l’imaginaire ont un effet particulier sur le sujet conscient. L’enfant, par exemple, a du mal à accepter la réalité quand elle provoque en lui une souffrance. Les contes de fées lui permettent de mettre en image les scènes les plus délicates, comme le départ de sa mè

 

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Vos commentaires

Questions:

1. Faut-il considérer notre propension à la fuite dans l'imaginaire comme une forme de liberté?

2. De quel point de vue est-il légitime de se servir d'image pour illustrer un concept?

3. S'imaginer autre et autrement est-ce une facilité ou un forme de conditionnement de la pensée?

4. Quelle relation pourrait-on formuler entre l'imaginaire et l'inconscient collectif?

5. En quoi l'imaginaire permet-il de construire la personnalité de l'enfant?

6. Un esprit qui manque d'imagination peut-il réellement être intelligent?

7. "Si nous n'avions pas l'imaginaire nous ne pourrions pas supporter la souffrance continuelle": la formule est séduisante, mais ne peut-elle pas être aussi retournée?

 

    © Philosophie et spiritualité, 2002, Serge Carfantan.
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