Leçon 308.   Le théorème vaccinal       pdf téléchargement     Téléchargement du dossier de la teçon

     C’est une chose que tout citoyen devrait savoir : les vaccins ne sont pas des médicaments et moins encore des remèdes, si sous acceptons d’inclure sous ce terme des procédés naturels, comme des préparations à base de plante, vidéocomme on en trouve dans la médecine ayurvédique. Second point important, les vaccins sont destinés à des êtres en bonne santé dans le but de prévenir la survenue hypothétique d’une maladie qu’ils sont censés prévenir. Dans ces conditions, il semble normal que tout candidat à la vaccination reçoive une information honnête, précise et complète, non seulement sur les risques de la maladie dont il veut se protéger, mais aussi sur les risques qu’il court en se faisant vacciner.

Or depuis Pasteur on enseigne une sorte de théorème vaccinal dont la démonstration repose sur un certain nombre de présupposés considérés comme acquis. Une doxa qui passe pour une évidence. a) Pasteur serait un bienfaiteur de l’humanité. b) Il aurait démontré qu’il faut éradiquer les microbes et les virus. c) l’asepsie règne dans nos cellules : la cellule est propre, tous les microbes sont exogènes ; d) chaque maladie correspond à un agent spécifique, microbe ou virus, contre lequel on peut se prémunir grâce à un vaccin ; e) l’immunité s’obtient par la production d’anticorps en réaction à l’introduction d’antigènes contenus dans le vaccin et ces anticorps confèrent une protection ; f) Il faut éradiquer les microbes et les virus ; g) de là suit l’idée que les épidémies disparaissent grâce aux vaccins ; h) vacciner un enfant, y compris un nourrisson, c’est le protéger ; enfin, i) mis à part une légère réaction lors de l’inoculation ; les vaccins sont sans danger et constituent la meilleure arme dont nous disposions contre la maladie. Les accidents vaccinaux sont exceptionnels.

Reste à vérifier que ces présupposés sont justes ou qu’ils ne sont pas erronés au regard de ce que nous savons aujourd’hui, auquel cas ils ne maintiendraient alors que comme des croyances ou des dogmes. Cet examen est de la plus haute importance si en tant que citoyen, nous voulons savoir dans quoi nous nous engageons, car tout acte porte des conséquences. Le principe de la vaccination peut-il être considéré comme acquis ? Le présent article ne peut pas bien sûr entrer dans tous les détails, il est avant tout une invitation donnée à chacun de mener ensuite par lui-même ses propres recherches.

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A. Un peu d’histoire du concept

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ommençons par l’enquête épistémologique, à la manière de Pierre Thuillier qui en était le spécialiste. Thuillier soutenait qu’il n’existe pas de « science pure », mais que toute construction scientifique s’inscrit dans un contexte d’idées qui appartiennent à une culture et à une époque. Nous pouvons distinguer l’épistémologie idéaliste, comme celle d’Alexandre Koyré qui s’intéresse aux concepts scientifiques dans la marche des idées, et l’épistémologie dite réaliste qui a le souci d’examiner l’élaboration des sciences de manière très factuelle.  Thuillier se place résolument dans la seconde optique, ce qui l’amène, à travers la confrontation de l’histoire, à faire tomber un certain nombre de mythes scientifiques et d’idées fausses. Or, à l’origine de la vaccinologie, il y a un certain Pasteur et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est devenu un mythe à lui tout seul, il a été consacré dans la science comme un saint dans la religion. Une idéalisation qui a forcément besoin d’être corrigée au regard de ce qui l’histoire nous enseigne.

1) Une mise au point pour commencer : Pasteur n’était pas, contrairement à ce que tout le monde croit, un médecin, il n’était pas non plus un biologiste, mais un chimiste. Dans son cursus d’étude, il entre à l’école normale en 1843 et en sort agrégé de physique et de chimie. Il va s’illustrer dans des travaux de cristallographie qui seront le Pasteurvéritable marchepied de sa reconnaissance auprès de ses pairs. A 26 ans il enseigne au lycée de Dijon, mais il manifeste une très haute opinion de lui-même et convoite une chaire à l’Académie des sciences où ses travaux sur les cristaux ont séduit. Effectivement, il reçoit des appuis des savants en place. En 1849 il plante ses élèves de Dijon au beau milieu de l’année scolaire pour un poste de professeur de chimie suppléant à la Faculté de Strasbourg. Dans la foulée il épouse une des filles du recteur et noue des contacts intenses avec les industriels de la région. Son habileté dans les relations publique lui permettra ensuite d’obtenir le poste de doyen de la faculté de Lille en 1854. C’est aussi à Lille qu’il va, pour les bons soins des industriels, s’attaquer à la nature biologique des ferments impliqués dans la fabrication de la bière. Dans le souci de perfectionner les processus de fabrication. Et de conservation. Avant lui d’autres avait découvert et mis au point cette méthode de conservation qu’il nommera en toute simplicité… la « pasteurisation » ! En 1862 il réussit à être élu à un fauteuil de l’académie des sciences. Il parviendra aussi à rencontrer l’empereur en 1865 pour obtenir laboratoire et subsides

Conformément à la légende

 

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